Du pardon de soi au féminisme le tout saupoudré d’un r’n’b classieux ou d’un reggae qui se marie au jazz, cette analyse tient à vous présenter le dernier sublime projet de l’artiste néerlandaise Latanya Alberto.

Comment mettre des mots sur ce projet unique mais universel dans ses thèmes abordés. Poétiquement engagé, musicalement fort dans ses sonorités, l’artiste dans son projet Seen nous présente un univers surréaliste et mâture, comme si on assistait à un tableau sonore sorti des années 80, Sade qui rencontre la désinvolture de Santigold et la tendresse vocale d’Amelle Larieux, des influences stellaires que je lui prête et dont l’artiste est à la hauteur et à réussir s’émanciper pour créer sa propre galaxie.
Le projet Seen est une expérience surtout textuelle, où les mots guérissent, apaisent et surtout poussent à la réflexion avec des titres comme Humble, un bijou introspectif et qui je sais est déjà un classique dans mon livre ou Long Road, bi composé qui fait l’effet d’un voyage céleste pour nous amener vers Save from Myself, où on creuse une nouvelle couche plus profonde vers une certaine vulnérabilité affective, enrobé d’un gospel chaleureux.
Latanya Alberto est comme un caméléon qui déploie sa voix de manière inattendue mais toujours avec rigueur et perfection, alternant entre aigus et bassesse vocale.
Vous l’aurez compris, l’album Seen est un projet moderne, qui relie des époques parfois adjecentes ou sans lien avec brio. Mais c’est surtout un album très intime où l’artiste délivre avec candeur ses sentiments, ses aventures emotionnelles et internes à celles ou ceux qui sauront chanceux de les saisir et les accueillir.


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